Automne
Je voudrais savoirpour quelle raison automneindistinctementsur toute chose répandpareille mélancolie SAIGYOLa légende de SaigyoTraduit par René Sieffertéditions Allia. 2024
Je voudrais savoirpour quelle raison automneindistinctementsur toute chose répandpareille mélancolie SAIGYOLa légende de SaigyoTraduit par René Sieffertéditions Allia. 2024
… hier l’automne est arrivéle soleil d’automneet j’étais heureuxcomme il y a longtempsah que tu es belleje t’aimedans mes rêvesla nuiton entend des klaxonsle vent sur la meret cependant tout celaest silence aussiregarde-moi comme çaje t’aime je travaille avec enthousiasmeje fais des comptesje remplis des dossiersje discute avec des crétinsje me laisse aller et je…
Jours de plusmerci pour l’hospitalité de l’airla discrétion et la lumièrela sérénité des arbresJe vous compte lentementsur le bout des doigts d’une mainpuis de l’autreVous venez et vous partezsans jamais dire « ce fut hier »ni « à demain » Jours de plusmerci de paindu vinde l’eau fraîchedes fruits de saisonde la musique ininterrompuedu fleuve de la vieMerci de…
…trop préoccupés par leurs pensées pour s'(intéresser au temps Mais on voit – les nuages comme de l’encre furieuse liquide dense qui s’insinue et fouette le vent qui change de ton tonne, part d’un rictus enflé – une grande tempête approche. Nous venons des quatre coins Nous sommes les eaux brutes qui courent Les quatre…
Le grisest une couleur honnêtePrenant sa sourcedans le blanc et le noiril reconnaît sa dette envers chacunmais ne prend le partini de l’un ni de l’autreLe grisest une couleur complèteainsi qu’on le dit d’une certaine qualitéde paince pain-làqui ne manque jamais sur ma tableLe gris est lucideIl ne pavoiseni ne s’essaie à la séductionA sa…
Par les fenêtres je ne me jette mais me projetteDepuis la rue le chemin l’allée d’où je passeDans tous les impossibles des vies des autresJe penche à un balcon je lis au coin d’un feuDéguste dans le potiron creusé son veloutéJoue à un petit train plein d’électricitéGagne une partie de rebelotePleure dans un téléphone sans…
retour de l’automneet de la solitudeles longues et morosesjournées de pluie l’ennuialourdit le silencefige les heures te livreaux vieux démons trop de mauvais souvenirsencombrent ta mémoirete reconduisent aux jours ancienste maintiennent prisonnierde ce qui n’est plus Charles JulietL’opulence de la nuitP.O.L. 2006
Je ne compte pas le tempsje vis le tempsavec ce froid intimel’hiver cherche son souffle ils sont de toutes les couleursils sont là pour nousles oiseaux d’été l’hiver n’est plus une saisonc’est un chant silencieuxle craquement des pasde l’enfant La fillette touche les perches de l’étéqui ont entendu les prièresdes femmes L’hiver n’est plus froidil…
il y a une margeentre ce que je suiset celui que voudrais être il y a une margeentre la vie que je mèneet la vie à laquelle j’aspire il y a une margeentre ce que j’écriset ce que je voudrais écrire j’ai travaillé et je travailleavec ténacité à réduireces margesqui n’en font qu’une 1957-1960 Charles…
après la chaise dans la piècedes enfants là à trois pointssymétriques. l’impératif n’estpas suffisant le feu ne brûlepas la roche géométrie du jourenfermée dans une nuit achronece sera lié à un avant celaun dimanche tôt en décembreune situation très banalele symptôme d’une façonde comprendre non…