L’Italie

C’est dans le temps purement humain,très tristement humaine, quese grave votre vain frétillementde douceur animale, c’est-tout à la froid proche et lointain –dans le temps qui ne revient pas, et revienttoujours sous le monde sansregrets, faire s’effondre le canal ensoleillé, l’aire âcre, la campagneornée, presque dans des âges perdus. Est-ce indifférence ou nostalgiele sentiment –…

Comment faire

Comment fairesans amoursans étésans boissans bout de bois à brûler ? – Implexe traverséémouvante clôtureje poursuis l’aventure – J’arriveje désireau présent – A l’enversquelquesheureux vertiges Marion ColléÊtre filÉd Bruno Doucey.2026 Photo: Valérie Bourgeois. Aubrac. été 2026

la machine de vivre

Le brouillard absorbe sous forme de nuageLa pluie violente d’hier,estompe la couleur pour quelques heures,isole ces arbres voisins du restedu monde. La mésange vientdans l’acacia et picore la branchepresque détachée avec de légers coups de tête,les petits grumeaux verts.Je vois pousser les feuilles jour après jour,chaque espèce s’appliqueà son projet, suit son rythme,sa propres fièvre.…

Être fil

vivre comme l’aigue vive – Fuirdéfairele souci de soi – Attendrece mouvementqui naît dans l’absence de mouvement – Le froid,Soufflede mort. – Entre le tumulteet le silence Marion ColléÊtre filÉd Bruno Doucey.2026

fine de fête

fusée fine de fêtele bambou sitôt grandi se plieen pluie de multiples émeraudes José Juan Tablada Poésie Mexicaine – Anthologiesélection Claude BeausoleilEd Le Castor Astral 1989

After siesta

A me voir éveillé, je me rends compteque j’avais enfin dormi,je ne sais combien de minutes. La gratitudeest la même, et je peux maintenantfermer les yeux, ressentirle repos, le repos seulement et nonles jambes ni la position du couni la crainte de l’heure. Ca ne gêne pas,la lumière, le soir semble possible,le corps, commentsavoir ce…