Stromboli

La conscience qu’il eut de cet instant lui fit saisir combien il était fruste – ce qui se jouait en lui , à l’intérieur, n’avait de cesse de lui être énigmatique, confus, trouble – et aussi, dans le même temps, combien il était capable de faire émerger des ténèbres une pensée pour lui-même. Il considéra…

Kokoroko

ABUSEY JUNCTION KOKOROKOAlbum: Kokoroko. Brownswood RecordingsWE OUT HERE – Compilation Gilles Petterson2019

L’amour

L’amour d’un être humain pour un autre, c’est peut-être l’épreuve la plus difficile pour chacun de nous, c’est le plus haut témoignage de nous-même ;l’oeuvre suprême dont toutes les autres ne sont que les préparations. Rainer Maria RilkeLettres à un jeune poète http://www.paradis.fr

Une vie passée à caresser une vitre

Tu postes, tu likes, tu swipes tu cliques, tu scrolles, tu croules sous les notifset quand vient l’avalanche, tu te bouches le nez et tu croules Tu surfes sur le vide?l’iris éteint, rétine absenteTout ce que tu touches n’a plus de poils, n’a pas de peau.T’as 50 fenêtres ouvertes mais ton cœur se referme.Une vie…

La ballade du café triste

La nuit vint. La pluie avait rafraîchi l’atmosphère, et c’était comme un soir triste et sombre d’hiver. Pas une étoile au ciel. Un petit crachin tombait, glacial. A l’intérieur des maisons, les lampes n’étaient plus que des lueurs tremblantes et sinistres quand on les regardait de la rue. Le vent s’était levé. Il ne venait…

L’éternité

Elle est retrouvée.Quoi ? – L’Eternité.C’est la mer alléeAvec le soleil. Ame sentinelle,Murmurons l’aveuDe la nuit si nulleEt du jour en feu. Des humains suffrages,Des communs élansLà tu te dégagesEt voles selon. Puisque de vous seules,Braises de satin,Le Devoir s’exhaleSans qu’on dise : enfin. Là pas d’espérance,Nul orietur.Science avec patience,Le supplice est sûr. Elle est retrouvée.Quoi ? –…

saudade

Je regarde de loin le paquebot, dans une grande indépendance d’âme,Et au fond de moi une roue commence à tourner, lentement Les paquebots qui franchissent de mon matin la barre Apportent à mes yeux en euxLe mystère joyeux et triste de qui arrive et part.Ils apportent des souvenir de quais éloignés, d’autres momentsD’une autre façon…

Cantiques

[…]Et les siècles par dix,Et les peuples passés,C’est un profond jadis,Jadis jamais assez ! Sous nos mêmes amoursPlus lourdes que le mondeNous traversons les joursComme une pierre l’onde ! Nous marchons dans le tempsEt nos corps éclatantsOnt des pas ineffablesQui marquent dans les fables… Paul ValéryPoèmes cantiques des Colonnes