Le vaisseau fantôme

ERRANCE. Bien que tout amour soit vécu comme unique et que le sujet repousse l’idée de le répéter plus tard ailleurs, il surprend parfois en lui une sorte de diffusion du désir amoureux ; il comprend alors qu’il est voué à errer jusqu’à la mort, d’amour en amour.  1. Comment finit un amour ? –…

La petite vacance

Aujourd’hui tu es parti En voyage au bout d’un mondeTu as pris ta chanceD’une petite vacance Entre douze et seizeAprès avoir descendu La célèbre avenueOù les canes ont laissé placeA des snacks multicoloresTu es arrivé sur le Port Quand des gabians obèsesSe filaient pour engloutirLes reste de poissonsPréparés par les pêcheursSous l’ombrière en miroirDansaient têtes…

Personne ne gagne

Conclusion, ne tient rien qui ne tienne pas dans la poche de mon manteau. Tu dois te surveiller comme un obèse à la diète. La moindre broutille eut se retourner contre toi, et tu auras tout le temps de te repentir de ta négligence.Donc, tu vas chercher un nouveau costume,pense à arracher les étiquettes,et quand…

Présence

Je vis dans une attente perpétuelle. Tu viens et le temps glisse comme dans un rêve. C’est quand tu t’en vas que je prends vraiment conscience de ta présence. Et alors il est trop tard. Henry Miller et Anaïs NinCorrespondance passionnée 1932-1953 Stock. 1989

Ci-gît l’amer

L’homme du ressentiment le vit comme une juste colère, indissociable d’une indignation, la simple traduction d’un mal-être dont il est la victime. Pour certains, celui-ci s’apparente à l’authenticité. Les hommes du ressentiment se présentent d’ailleurs comme issus du peuple, le vrai. Ce souci de l’authenticité est symptomatique. Ils sont persuadés d’être dans le bon droit,…

Le loup des steppes

– Non, mon Loup, pas la gloire… A-t’elle donc de la valeur ? Et crois-tu que tous les hommes vraiment grands, vraiment accomplis soient devenus célèbres et connus pour la prospérité ?-Bien entendu, non-Donc, ce n’est pas la gloire. La gloire, ça n’existe que pour l’enseignement, c’est un truc de maîtres d’école. Ce n’est pas…

Le Pavillon d’Or

J’eus beau rester quelque temps immobile : le vent glacé qui m’assaillait me dérobait toute pensée. Je repris la marche face au vent. A ces maigres terres se succédaient des terres stériles et pierreuses; l’herbe y était à demi séchée; seule verdure : des herbes folles pareilles à de la mousse, plaquant au sol leurs…