2 poèmes immortels

environ 2 poèmes immortels par nuitC’est à peu près tout ce que je m’autoriserai à écrire,C’est juste – il n’y a pas des massesde compétitiondu reste, c’est plus appréciable dese bourrer la gueuleque de tutoyerl’éternité. c’est pour ça que d’avantage de gensachètent de l’alcool quedu Shakespeare… qui ne préfèrerait pas apprendre às’évader par le col…

L’éternité

…ce que j’appelle l’éternité. Il me semble que nous tous qui exigeons plus, qui avons des aspirations et une dimension trop importantes, nous ne pourrions absolument pas vivre si nous ne trouvions à respirer un autre air que celui d’ici-bas, s’il n’y avait pas une éternité échappant au temps, ce royaume pour les êtres authentiques.…

De monde en monde

chaque moment je recommencele désertje marche chaque douleur un paset j’avancede monde en monde Henri MeschonnicDe monde en mondeArfuyen. 2009

Etel Adnan

le regard multiple des angesme promet des nuits sans ombreset les fragrancesde myrte de l’enfance. j’avais les paupières lourdes commeune arme posée sur la tableil nous fallait revenir de l’écoleet nous fondre dans la mer il y avait chez moi des tempêtes terrifiantes Etel AdnanLe cycle des tilleulsEditions Al Manar. 2012

Samsara

Vasudeva n’aimait pas les longs discours et Siddhartha arrivait rarement à le faire parler. Un jour il lui posa une question : « Est-ce-que le fleuve t’a aussi initié à ce mystère : que le temps n’existe pas ?– Oui, Siddhartha, lui répondit-il. Tu veux dire sans doute que le fleuve est partout simultanément : à…

Smiley’s people

…peu à peu la plénitude de Gertsmann se faisait impressionnante. C’était un homme qui s’était préparé au gibet ; qui préférait mourir aux mains de ses amis plutôt que de vivre aux mains de ses ennemis. Le lendemain matin, ils s’étaient séparés, chacun pour aller vers le destin qui l’attendait : Gerstmann, au mépris de…

Brouillons amoureux

Tu t’assoisà l’autre bout du canapéje ne sais pas où chercherles fragments qui manquent.au puzzle entre nous Sonad LabbizeBrouillons amoureuxEditions des Lisières.2017

J’écris

Je ne suis pas poète. Je suis libertin. Je n’ai aucune habitude de travail. J’ai un sexe. Je suis par trop sensible. Je ne sais pas parler objectivement de moi-même. Tout être vivant est une physiologie. Et si j’écris, c’est peut-être par besoin, par hygiène, comme on mange, comme on respire, comme on chante. C’est…