Vivant
Nous étions seul à seule et marchions en rêvant,Elle et moi, les cheveux et la pensée au vent.Soudain, tournant vers moi son regard émouvant:“Quel fut ton plus beau jour ?” fit sa voix d’or vivant, Paul VerlainePoèmes saturniens1866
Nous étions seul à seule et marchions en rêvant,Elle et moi, les cheveux et la pensée au vent.Soudain, tournant vers moi son regard émouvant:“Quel fut ton plus beau jour ?” fit sa voix d’or vivant, Paul VerlainePoèmes saturniens1866
Ils venaient là régulièrement chaque soir, poussés par quelque besoin intérieur. Comme si l’eau faisait flotter, faisait voguer des pensées devenues stagnantes sur la terre ferme, et procurait à leurs corps mêmes une espèce de détente physique. D’abord, la vibration de la couleur inondait la baie de bleu et le cœur se dilatait lui aussi…
Route du rhum 2026
Ecume pluie tête clamée battements d’eau pluie ô livraison de mes visages l’enlacement clarteux la jonction noueuse de ces deux fleuves d’avant première de la tempêteje roule calonge l’eau la vague l’écume je me lave roche moi roche la mer paresse dans mes golfes la mer inonde ma présenceécume le paysage vire une concentration germe…
Sauvagement déchaînées, les nations luttent,enflammées par la rage de leur foi;pour défendre leurs religionselles sacrifient en vain le sang de leurs héros.Il y a de grands hommes dans chaque campque n’endort pas le tumulte de l’époque sauvage ;ils ordonnent fièrement et commandent, joyeux, au combatlibrement animés d’une héroïque ardeur et d’une force virile.La balance reste…
l’époque l’estime comme atypique malgréle froissement ça offre un bon repère pour croirepouvoir remonter à la source laisser traîner l’accorddu flux abattre sans recompter les murs à remonterassécher une à une les caches du commun visiterchaque abri arracher les antennes annuler le taillisà commencer par leur manie de rétention ceci ditresterait à scanner la mémoire…
A date with DEPECHE MODEMarc Colin, Olivier LibauxNouvelle vague 2PIAS.2026 Tout l’album
(…) je retourne dans la chambre, j’allume la stéréo et mets Kafka sur le rivage sur la platine. J’abaisse l’aiguille sur le disque, et j’écoute la chanson, tout en lisant les paroles sur la pochette. Tu es assis au bord du monde,et moi dans un cratère éteint.Debout dans l’ombre de la porte,il y a des…
Les types, à Paris, marchent beaucoup plus vite qu’au Guilvinec, Joss l’avait constaté depuis longtemps. Chaque matin, les piétons s’écoulaient par l’avenue du MAine à la vitesse de 3 noeuds. Ce lundi, Joss filait presque les trois noeuds et demi, s’efforçant de rattraper un retard de vingt minutes. En raison du marc de café qui…
Les chants d’oiseaux extatiques martèlentla creuse immensité du cieldans un cliquetis métallique –fouettant la couleurdans le lointain, – fouettant, fouettantavec une ardeur croissante, triomphante –l’excitant, l’échauffant,éveillant en elle un changement irradiant, explosant sauvagement contre elle tandis que,scindant l’horizon, un lourd soleilse soulève – est soulevé –petit à petit au dessus de l’oréedes choses, – déboule…
… Puis l’école contre la rue, peu à peu j’ai échangéSont arrivés les premiers jointsDu lycée, j’ai pris congéJ’étais de ces gosses qui auraient pu réussirMais légèrement trop féroce pour que le système puisse me contenirIssu des blocs de béton, la rue m’attendait au tournantElle m’avait toujours guetté, mais jusque-là je l’avais feintéeEt avant que…
Hermanos GutierrezAmar Y VivirHoy Como Ayer • 2019
Nos enfants n’ont pas l’intention deLeurs jours sont comptés, les luciolesLes tuer quand ils entourentLes corps mous, la musiqueLégère adoucit les traitsComme un solvant douxAdoucit l’acrylique, qui jaunit avec le temps La vieille habitude de la conscienceAprès une tempête la lumièreJ’ai fini par me sentir à l’aise d’attribuerDes traits, l’orme de CamperdownParce qu’il a été…
paramétrage pour la pensée troubléede survoler à volonté dans un fauteuil réglable la baiedes anges celle des cochons pas moinsque de se remettre une goutte dans les yeux pour éteindrel’écran pareillement de reconnaître à son ourlet le coupletvagabond arrimer le scooter du laveur de cirrusformant troupeaux triés serrés au gré de leurs tableursquand la prairie…
à des milliers milliers de kilomètres____ des immeubless’effondrent sur les Vivants comme châteaux de cartes à chaque explosion la maison vibre____vont-ils débarquerchez moi brandissant documents portant sceau divin comme si Dieu était un mogul de l’immobilier gérantdu haut du ciel un réseau baptisé Colony aurais tant voulu parler de choses bonnes & bellesprintemps éclatant____lilas &…