Le dépouillement saisonnier

Longtemps, nous avons appris les cavernes Des sens et les politesses du temps Au sein de nébuleuses intervallaires ; L’automne flatte la beauté des feuilles Mortes. L’épure rythme leur danse ; Accordé à la pluie, le cœur absout Le dépouillement saisonnier   NIMROD Passage à l’infini « Soir d’automne » Obsidiane.1999

Essénine

1 Les nuées – tels des lacs, La lune – une oie rousse. Elle danse au regard, Déhanchée, la Rous’, La verte forêt tressaille Et bouillonne la source. Bonjour moujik, bonjour Nouvel Otchar ! Les eaux sont d’un bleu ciel – Ta paix et ta lumière, En ce monde il n’est pas De liberté funeste.…

Les herbes sauvages

… dans les nuits qui tombent plus vite qu’une gifle dans les aubes qui se lèvent en couleurs, plus flamboyantes que les plumes d’un oiseau merveilleux, dans les palais du bout du monde, dans les caresses qui chuchotent, dans les souffles qui grondent, ma fièvre, mon amour, garde-moi encore un peu   Cécile Coulon Les…

La Nature des Choses

… Inquiétude clandestine les étoiles sont dispersées sans ordre poignées de graine petites ou grosses éparpillées par une main négligente … Le mouvement est une nécessité du monde sans quoi il ne serait qu’un machin inutile un tel plan ne peut jamais être accompli … Blanches traînées de vapeurs jetées sans direction dans l’espace entre…

Emily Brontë

Pour un instant, pour un instant, La foule bruyante est écartée ; Je peux chanter, je peux sourire – Pour un instant j’ai congé ! Où iras-tu, mon cœur harassé ? Plus d’un pays à cette heure t’invite ; Et des lieux proches, ou plus lointains Ô front las, t’offrent le repos. Il est un…