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Anne Portugals&lfiesP.O.L 2023
Anne Portugals&lfiesP.O.L 2023
n’ai rien vu de l’annéen’ai pas vu l’automne se déployerl’acacia flamboyer les gruess’envoler n’ai vu que bombes & encore plus de bombes sur Gazaen flammes ni eau ni nourriture ni carburant ni électricité ni médicament ni acacia flamboyant ni grues en partanceseulement déluge phosphorique avec débordant au milieu de la foliele grand fleuve vivant aux…
dans la nuit j’entends les miaulements d’un chat-huant Marc GracianoNoirlacEd Le Tripode. 2023
colonne d’extraits listés- façon haïkus – au gré de ses poèmes sur les monts Olympicavec ma première femmedescente vers l’Elwha et la Goldie le long de Queetsau-dessus des torrents écumantsl’étang de neige fondue pluie cinglanteà la porte de la cabane à boisles oies cacardentles corneilles croassentcalme et tranquilleà perte de vue de la lune déclinantela chanson était brume froidelangue…
Ses gros yeuxbleus sur toiil avance bonnesurprise dit-ilvient sur toite jauge lècheet s’étonneEva chassene chasse passelon lui bonnesurprise toutle monde entendla menace ne bouge pasEva n’a pas bougé laisse-leétonné se réjouirse secouer pastrop vite laissecroire en uneEva petiteau fusil charmantede papier 16 mm laisse avancerencore chemise àcarreaux rougesveste kakiapprocher lesourire à la con plus prèsmaintenant…
l’attenteau plomb ouà verre libre une rayurepuis un décrochage penchées à la fenêtreles formesrappelantun tableau plus clair l’eauavec le selle soleil Eric Houserun début un milieu une finEric Presty Éditeur. 2016
J’éprouve les rochersles arbresles objets Marc GracianoNoirlacEd Le Tripode. 2023
Dessins de trottoir – VOYAGES EN KALEIDOSCOPESPIRALES VAGABONDES Passé le temps de deux lunes pleinesDes foyers lumineuxBrûlant bleus mourant rougesÉclaboussement de la vitre du gel de leur éclatMusique cyclide avide d’azurLavis d’ailes dans un ciel d’orageVers dorés chuchotés par un erscargotDans l’oreille de sa coquilleOu la grande intimescence des eaux de la folieDerrière le barrage…
le soleil droit devant iln’est plus visible l’obscuritéest complète les jardinsvides. faisceaux de branchesle long des murs des passagesc’est la science premièreplus bas des petites branchesparmi des colliers des lanièresun ajustement à ce climatconfigurations fréquentescachet une nature singulièreflot de purs fragmentsvers la scène la mémoirede la mort dans la cellule modèlesurfaces comme peinturesun jour blême.…
Ton corps chante son assuranceTout vouloir tout pouvoir à jamaisTon espoir calme était un trésor fabuleuxTa fièvre lente armait un soleil bienveillantSon cortège de flammes tendresEt d’oiseaux adroits agiles légersLe jour n’est pas vide tes mainsN’étaient pas vides Paul EluardLe livre ouvert (1938-1944)Poésie/Gallimard.1947