Iréêve

Cet hivernage de la pensée occupée d’un seul être que l’absence s’efforce de plaquer à mi-longueur du factice et du surnaturel . René Char Lettera amorosa 1947-1949

L’adolescent souffleté

Les mêmes coups qui l’envoyaient au sol le lançaient en même temps loin devant sa vie,vers les futures années où, quand il saignerait, ce ne serait plus à cause de l’iniquité d’un seul. Tel l’arbuste que réconfortent ses racines et qui presse ses rameaux meurtris contre son fût résistant, il descendait ensuite à reculons dans…

Correspondance

La Voie lactée plongeait dans la vallée et rejoignait la buée lumineuse qui montait des villages. On ne savait plus ce qui était étoile ou lumière des hommes. Il y avait des villages dans le ciel et des constellations dans la montagne. La nuit était si belle, si vaste, si parfumée qu’on se sentait un…