Prendre le risque de la dépendance

L’amour, ici j’ose risquer le mot, avec appréhension certes, est un art de la dépendance. Il suppose donc que l’on s’y risque. Admettre sa défaite, son attente insensée, son désespoir devant le brusque refus de l’autre, se laisser dévaster par une douleur qui nous semble-t-il alors ne prendra jamais fin. Cet acquiescement à la dépendance…

C’est l’absurde

Un jour vient pourtant et l’homme constate ou dit qu’il a trente ans. Il affirme ainsi sa jeunesse. Mais du même coup, il se situe par rapport au temps. Il y prend sa place. Il reconnaît qu’il est à un certain moment d’une courbe qu’il confesse devoir parcourir. Il appartient au temps et, à cette…

sel

Il doit y avoir quelque chose d’étrangement sacré dans le sel, puisqu’il est dans nos larmes et dans la mer.   Khalil Gibran Le sable et l’écume Ed Mille et une nuits 2000 / Points 2008

L’Amour ?

(…) Je viens à mon tour, vous interroger sur les formes de l’amour et toutes ses merveilles. Qui d’entre vous peut me répondre ? Je viens vous interroger sur mon être et ce qui est en moi. Qui parmi vous peut révéler mon cœur à mon cœur, Et révéler mon être à mon être ?…

Les citadins

Les citadins s’imaginent que le spectacle de la campagne n’est agréable que pendant une moitié de l’année. Je me plais à observer les grâces de la campagne en hiver et je crois quelles nous touchent autant que les fécondes influences de l’été. Pour l’œil attentif, chaque moment de l’année a sa beauté qui lui est…

L’œil

La Nature donne satisfaction à un plus noble besoin de l’homme — l’amour du beau. Les anciens Grecs appelaient le monde κόσμος ; beauté. Les choses sont ainsi organisées, que la faculté plastique de l’oeil humain est telle que les formes primordiales, le ciel, les montagnes, les arbres, les animaux nous procurent un plaisir qui…