la vie virée vraie

au fin fond du fantasmela vie virée vraiefrêle, blème, féroce;l’amour et l’œil de l’amour Laurance Ouellet TremblayLa Vie Virée vraiEd Le Quartanier 2022

Prison-Palais

pris entre tous les gestessept heures du soirdistances creusées dans la boueblanchie qui la rend nettele flux du temps se coaguleun système de fluides déchetsfeu     dans la lueur des flammesespace comme une tombeà l’extrémité du lit      unependerie. sur le mur opposéune fenêtre cadenasséederrière la vitre la route partà travers la steppe…

Le jeune homme

A plus d’un égard – de la littérature, du théâtre, des usages bourgeois – j’étais son initiatrice mais ce qu’il me faisait vivre était une expérience initiatique. La principale raison que j’avais de vouloir continuer cette histoire, c’est que celle-ci, d’une certaine manière, avait déjà eu lieu, que j’en étais le personnage de fiction. J’avais…

TEUEIKAN

bats mon cœur, claque ma langue, que la montagne bouge, que ce nuage chante Charles SagalaneDu premier au dernier jour / TeueikanEd la Peuplade Poésie. Canada.2024

Toujours avancer

J’ai marché pieds nus sur la neige de mon paysSans savoir où mes pas allaient me guiderMême le froid mordant collé à mes piedsNe pouvait s’arrêter mon besoin de survie. Ma jeunesse et mon courage ouvraient mon cheminComme le ferait une lumière dans la nuitLe silence ne se faisant point copainEt la solitude attendant que…

Présence pivot

Perdue au sein de l’immense toute présence est pivotautour duquel l’univers tourne, soudain proche intime François ChengLe livre du vide médianAlbin Michel 2004

Nos espoirs d’hibiscus

RAPPELLE TOINOS RIRES MOISSONNESDANS L’ÉTÉ DE LA VILLENOS MAINS OUVERTESET NOS ESPOIRS D’HIBISCUSSOUVIENS-TOIET NE RENIE JAMAISLES MOMENTS SIMPLESQUI FURENT LES NÔTRES Véronique TadjoLatéritéEd Points Poésie.2024

Haschich à Marseille

Histoire d’une griserie de haschich Marseille, 29 juillet. A sept heures du soir, après une longue hésitation, pris du haschich. Dans la journée j’avais été à Aix. Avec la certitude absolue, dans cette ville de plusieurs centaines de milliers d’habitants, où personne ne me connaît, de ne pouvoir être dérangé, je m’allonge sur le lit.…