L’Amour ?

(…) Je viens à mon tour, vous interroger sur les formes de l’amour et toutes ses merveilles. Qui d’entre vous peut me répondre ? Je viens vous interroger sur mon être et ce qui est en moi. Qui parmi vous peut révéler mon cœur à mon cœur, Et révéler mon être à mon être ?…

Les citadins

Les citadins s’imaginent que le spectacle de la campagne n’est agréable que pendant une moitié de l’année. Je me plais à observer les grâces de la campagne en hiver et je crois quelles nous touchent autant que les fécondes influences de l’été. Pour l’œil attentif, chaque moment de l’année a sa beauté qui lui est…

L’œil

La Nature donne satisfaction à un plus noble besoin de l’homme — l’amour du beau. Les anciens Grecs appelaient le monde κόσμος ; beauté. Les choses sont ainsi organisées, que la faculté plastique de l’oeil humain est telle que les formes primordiales, le ciel, les montagnes, les arbres, les animaux nous procurent un plaisir qui…

feux de l’amitié

En poésie, et dans le discours ordinaire, les émotions de bienveillance et de joie que nous ressentons à l’égard les uns des autres sont parallèles aux effets matériels du feu; aussi rapides et beaucoup plus rapides, plus actifs et plus réjouissants sont ces beaux rayonnements intimes. Du premier degré de l’amour passionné au dernier de…

Angelus Novus

“Il existe un tableau de Klee qui s’intitule Angelus Novus. Il représente un ange qui semble avoir dessein de s’éloigner de ce à quoi son regard semble rivé. Ses yeux sont écarquillés, sa bouche ouverte, ses ailes déployées. Tel est l’aspect que doit avoir nécessairement l’ange de l’histoire. Il a le visage tourné vers le…

L’esprit libre

Encore un pas dans la guérison : et l’esprit libre se rapproche de la vie, lentement il est vrai, presque à contrecœur, presque avec défiance. Tout se fait de nouveau plus chaud autour de lui, plus doré pour ainsi dire ; sentiment et sympathie acquièrent de la profondeur, des brises tièdes de toute sorte passent…

Le vin secret

Trop et trop peu de vin interdisent la vérité.  Pascal (1623-1662) Il me semblait parfois avoir tout un jardin sous le palais…Je me sentais lucide, joyeux, léger…L’arôme du vin, plus que le vin lui-même, me pénétrait dans les profondeurs de l’âme. Il m’allégeait le corps. Il m’ouvrait l’esprit. Je voyais clair, comme si je n’avais…