C’est pour toi que sonne le glas

Aucun homme n’est une île, un tout, complet en soi ; tout homme est un fragment du continent, une partie de l’ensemble ; si la mer emporte une motte de terre, l’Europe en est amoindrie, comme si les flots avaient emporté un promontoire, le manoir de tes amis ou le tien ; la mort de…

Souvenir d’automne #4: Photoésie

Après un bruissement dans l’air Pluie sèche de feuilles qui tombent Se frappent entre elles Puis roulent et claquent au sol Les avant-dernières Un coup de vent après l’autre Cet arbre à son écorce Sera rendu un temps Émergeant seulement De ses feuilles d’or amassées Autour de lui auréolées .  Vallouise, Le Villard. 15 Novembre 2015 Photoème:…

Les marches du monde concret

Voici encore les marches du monde concret, la perspective obscure où gesticulent des silhouettes d’hommes dans les rapines et la discorde. Quelques-unes, compensantes, règlent le feu de la moisson, s’accordent avec les nuages. René Char Lettera amorosa. 1952

Il dirait …

Ta tristesse, exprimé tu as Ta douleur, tu dépassas Toute haine, tu refuseras Maintenant 11 jours après le début de la dernière vague d’attentats à Paris, alors que la peur continue de s’immiscer en nous et essaye d’y faire son travail, elle tente de pénétrer les pores de notre société, quelles que soient les mesures…

Troublés

C’est déjà l’hiver, encore l’horreur Mais en hauteur, en notre intérieur Rien ne peut nous atteindre  > Music: LOSCIL –Catalina Paris, 18 novembre 2015 Texte: Sébastien Manya Photographie: Bastien Mathiau, avec Vanessa Brouillet Massif du Queyras (05). Col Agniel, Frontière italienne.

Mon’automne

Phase avancée Au lever du jour, ce sont: De tristes restes d’automne, Une ambiance monochrome . La mainmise du marron Ici des branches vidées Des arbres et bosquets mornes Là des feuilles égarées

Dans une forêt

Je voudrais me glisser dans une forêt où les plantes se refermeraient et s’étreindraient derrière nous, forêt nombre de fois centenaire, mais elle reste à semer. René Char Lettera amorosa 1952

Mère Méditerranée

Quand je regarde la mer, je suis débordé par la joie de participer à ce qui apparaît immédiatement comme une essence incomparable, un principe immanent. Ma matrie est la Méditerranée, tandis que ma patrie est venue à moi à travers l’école, à Paris, en France. Edgar Morin Le bon plaisir / France Culture

Photo : pré-texte

Au plus haut – Assort de nuances marrons Finis les rouges et les jaunes Seuls les boulots et peupliers trembles Les verts qui restent passeront l’hiver Les marescents et persistants Texte, photo : Sébastien Manya

L’être humain féminin

Un jour, la jeune fille sera là, la femme sera là dont le nom ne sera plus seulement l’opposé du masculin, mais quelque chose en soi, quelque chose qui ne fera penser ni à un complément ni à une limite, mais seulement à la vie et à l’existence -: l’être humain féminin. Ce progrès transformera…