Le point de non-retour

C’était hierplage noire de la Caspiennesur des racines blanchies rejetées par la mersur de menus éclats de bambounous faisions cuire un tout petit poissonsa chair roseprenait une couleur de fumée Douce pluie d’automnecœur au chaud sous la laineau Nordun fabuleux champignon d’oragemontait sur la Criméeet s’étendait jusqu’à la ChineCe midi-làla vie est si égarante et…

Sur les chats

Le chat sans queue, qui louche, s’est ramené un jour sur le pas de ma porte, et on l’a recueilli. Des yeux d’ancêtres, injectés de sang. Un sacré gars. Les animaux sont une source d’inspiration. Ils sont incapables de mentir. Ce sont des forces naturelles. La télé me rend malade au bout de cinq minutes,…

Déploration

je trouvedes millions de secondesentre chaque instantj’écoute le vent sans fatiguej’aspirej’aspire le guélà où tout frôlec’est si léger la nuit quand on n’y pense pas Zeno BianuChet Baker – DéplorationEd. Le Castor Astral. 2015

Le Grand Pistachié

Situation paradoxale, d’autres personnages bien plus terrifiants auraient pu alimenter le bestiaire des contes pour gamins : les chefs des gangs intraitables du grand bidonville Saint-Férréol, le gourou de la tribu des fous des Sainte-Marthe, les généraux sanguinaires de l’organisation paramilitaire du Canet, les religieux psychopathes de Campagne l’Evêque…Sans parler des princes estropiés qui ont…

La liberté voulait dire

Souvenons-nous de la libertéquand elle avait le même senspour tousoù que nous fussionset qu’à sa simple évocationnos chœurs chamadaient(comme le disent si jolimentnos amis écrivains antillais)nos yeux s’ouvraient grandscomme ceux d’un enfantà la vue d’un cadeau inespéré La liberté voulait diredemander la luneet tendre la main avec confiancepour la cueillirapprendre les mots les plus courantsd’au moins…

Ce soir

Ce soir, pendant quelques heures,Nos cerveaux embrumés,Céderont à l’ivresseDes splendeurs nocturnes. L’appel de l’allégresseVoyage jusqu’à nos âmesAlors que les premières sonoritésDe bikutsi volent à nos oreilles. Les pas endiablés sur le solDéfont entraves et chaïnes,Vois-tu nos joies enfin libresDanser sur le rythme des percussions ? De nos corps bandésFussent des feux d’artifices,Devant les gerbes multicolors,Dissipent…