d’Ukraine

Plus on va vers l’est, plus cette terre devient noire.Méfie-toi, ne demande rien. Prends ton arme et de l’eau pure.Sois raisonnable, éjacule sur mon ventre, renonce à l’accessoire.Je ne veux plus d’enfants en ces temps obscurs.Nous traverserons des montagnes, des forêts, des ravins,des villes grises et des cendres des désastres humains.Et pourtant, tout sentier obstinément…

Il faudrait…

Pour changer de voie, il faudrait au préalable changer notre façon de connaître et notre façon de penser – réductrice, disjonctive, compartimentée – pour un mode de pensée complexe qui relie, capable d’appréhender les phénomènes à la fois dans leur diversité et leur unité, ainsi que leur contextualité. Il faudrait cesser d’opposer croissance à décroissance…

Jumpin’ Black White

Créa et photo de Stephan Muntaner Pochette de la prochaine compil’ de DJ OIL comportant 16 titres inédits de disco et boogie de 1968 à 1988,avec le label Tangential music depuis Londres

Modiano

dans les rues déchiréesle long des fleuves enfouissous les cascades de zinc éteintsous les lampes alluméesje vais aux façadespercées d’ombresgriffées d’arbredans le floudes années périmées j’ai déjà hanté ces ruesces itinéraires brouillésces pistes secrètesaux traces effacéesce présent contaminélivré aux ombresaux lambeauxaux lézardespar effraction Olivier AdamLes autres n’ont pas besoin de savoirModianoEditions Bruno Doucey .2023

bois

les troncslivrés à la scierieles planchesseront prêtes mardi Abbas Kiarostamides milliers d’arbres solitaireséditions érés 2021

Un voyage accidenté

Tout a commencé le mercredi 6 mars 2019. Ils ont frappé à ma porte, péril imminent, quelques minutes pour rassembler ma vie. Les 1523 jours qui suivront seront mon voyage accidentel. Ce livre, carnet de bord d’après le 5 novembre, raconte une histoire sans maison et parfois sans raison. De cette errance, de cette perte…

L’hiver est là

Le soleil d’hier en nos cœurs décroît,L’herbe se fane.Flocons légers dans le vent froid,Voici qu’il neige. Au long des canaux étroits l’eau se fige,Devient glace.Rien ici, je le sais bien, n’arrive –Oh jamais ! Sur le ciel qui est vide un saule étendSon éventail.Mieux valait peut-être que je ne sois pasVotre femme. Le soleil d’hier…

Contre-vie

j’écris pour tuer le tempsles matins gris où tout crissedans la lumière dégueulasseles après-midi encagésparquet mouluresle cochon d’Indele poisson rouge j’écris comme je marchedans les rues au hasardsur les sentiers à l’équerrele long des façadessous le ciel gorgé d’oiseauxet passent les heuresprises dans les sablesen attendantles grands maréesles mortes-eauxun équinoxe j’écris comme je fumeles yeux…