Terre

Tu es ici, l’oiseau du vent tournoie,
toi ma douceur, ma blessure, mon bien.
De vieilles tours de lumière se noient
et la tendresse entrouvre ses chemins.

La terre est maintenant notre patrie.
Nous avançons entre l’herbe et les eaux,
de ce lavoir où nos baisers scintillent
à cet espace où foudroiera la faux.

Philippe Jaccottet
L’Effraie et autres poésies
Paris, Gallimard, coll. « Métamorphoses », 1953 ; rééd. dans la coll. « Blanche », 1979.

Laisser un commentaire