Silencieusement ainsi dit e tu
parmi les boucles d’or et les joues sorceleuses,
dans l’écart des lèvres,
l’astre caché qui embrasse,
orne le corps de désir,
entre et sort à toute
reste sur le trône
pour languir vaste, hé hé, enfanter même
volpé bardé de perles toutes côtés.
Entre les mains, le mot, accouplé au destin faste
sur toutes les modulations étreint le bien-aimé
ombre visitant le palais merveilleux
pose parler le corps dans la plénitude avare.
Là, en secret de la mesure, lèvres ouvertes
recueillant tout, abreuvant tout,
tel don mondant rosée
aux quatre côtés ouvrant
L’invisible sous le ciel ailes au milieu du feu
laisse surgir la beauté
deux faces pour servir, régir les eaux
deux faces selon la façon l’en-allée
recevoir accorder sans vaciller
celer, Parole qui en son sillage
met le feu
sur son visage des pointes d’argent fissurent
le corps y puiser semence
non pour répandre, mais pour orner la bouche d’éternité
une rose, une fleur
sur laquelle toutes choses tiennent,
firmaments et étoiles
qui courent et qui reviennent,
abimes suspendus, faisceaux qui vont aller le monde
Derrière le voile, le Proche sembler un mirage
la lune traversant la nuit
illumine de quarante cinq éclats cela
musique muette qui éveille ;
les répondeurs qui veillent côté la trace,
fenêtre rayonnante,
contemplent briller là-devant la colombe
derrière le voile, le visage
la voix qui loue et unifie les acclamations, feu
parfum dans la semblance des choses passé la terre
l’humble qui apaise les arrières
un reste, l’homme, hors son rester,
un hôte dans la poussière ;
là-bas sur les chemins, les oiseaux font leur nid.
Monchoachi
STREITTI – La confrontation
(Lemistè 4)
Martinique
ed OBSIDIANE.2023









