Afghanes

De ce lointain proche, si loin, si loin
Des ruelles de terre, de rage, d’orgueil
Des maisons emportées par le vent
Des ruisseaux devenus brasier
Des messagers du silence et du deuil
Des morts vivants enterrés vifs
Des demi-arriérés couverts d’honneurs
Des voleurs de grand chemin
Pilleurs de poésie et de raison
De tout cela je suis lasse
Je suis lasse sans détour
Sans retour vers ce lieu qui jamais ne fut mien
Ce lointain proche, si loin, si loin.

Le cri des femmes afghanes
Khâleda Niyâzi (Lahib). Le lointain proche
Anthologie établie et traduite par Leili Anvar
Ed Bruno Doucey. 2022

Laisser un commentaire