Janvier secoue de ses épaules
le frisson glacé de l’hiver
que l’année passée a laissé
et le givre des Fêtes a saupoudré
la dernière rose de Noël adossée
au gazouillis solitaire d’une mésange
Cette nuit l’argile des gouttières
pleure à la lueur de la lune blanche
des gouttes de froid comme des aiguilles
martelant la silhouette des maisons.
Nouvelle lune de janvier
pattes de velours en chaleur
sur les tuiles qui éclatent au gel.
Fernando Grignola
La sonate sans nom
Traduit du dialecte d’Agno et de l’italien par Christian Viredaz
Editions d’en bas.2024









