Servitude

Je flânerais à travers des prairies lointaines
Où hommes, oiseaux et bêtes vivent paisibles,
Où la vieille terre et généreuse et prodigue
Ses clémentes offrandes à tous ses enfants libres ;
Où la vie est plus belle, plus légère et moins dure,
Où les garçons, les filles ont loisir de jouer
Avant qu’ils ,’atteignent l’âge de la raison –
Quelque part, loin d’ici, je chanterais peut-être.
Carla vie est plus vaste que les mille guerres
Que mènent pour elles les hommes dans leur soif insatiable,
Et demeurera comme les étoiles éternelles,
quand tout ce qui brillait redeviendra poussière
Mais dans vos propres tombes, à vous je suis uni,
Ô hommes noirs, simples esclaves d’esclaves cruels.

Claude McKay
Nous qui nous révoltons
Matthieu Verdeil
Hors d’atteinte.2026

Laisser un commentaire