Naufrage

Quand elle dormait ainsi, sa tête appuyée contre un de mes bras, je me penchais sur elle pour voir son visage entouré de flammes. C’était jouer avec le feu. Un jour que je m’approchais trop sans pourtant que mon visage touchât le sien, je fus comme l’aiguille qui dépasse d’un millimètre la zone interdite et…

Les nouvelles antigones

Ecritures contemporaines de femmes en Méditerranée: Les voix des blogueuses et poétesses libres. les-antigones – facebook – sublimes portes – blog Mediapart – article TV5 Ecouter: Le discours de clôture de Leïla Shahid, et la lecture d’un poème d’Amal Claudel « A travers ce site internet sans frontières, il s’agit de faire entendre des voix singulières de femmes qui font…

La Peste: Zombie Zombie vs Albert Camus

La bêtise insiste toujours, on s’en apercevrait si l’on ne pensait pas toujours à soi. Nos concitoyens à cet égard étaient comme tout le monde, ils pensaient à eux-mêmes, autrement dit ils étaient humanistes: ils ne croyaient pas aux fléaux. Le fléau n’est pas à la mesure de l’homme, on se dit donc que le…

Photo: Sébastien Manya

Faire corps avec le monde

 » (…) Ici même, je sais que jamais je n’approcherai assez du monde. Il me faut être nu et puis plonger dans la mer, encore tout parfumé des essences de la terre, laver celles-ci dans celle-là, et nouer sur ma peau l’étreinte pour laquelle soupirent lèvres à lèvres depuis si longtemps la terre et la…

Le diable au corps

Une période heureuse succéda au drame. Hélas ! un sentiment de provisoire subsistait. Il tenait à mon âge et à ma nature veule. Je n’avais de volonté pour rien, ni pour fuir Marthe qui peut-être m’oublierait, et retournerait au devoir, ni pour pousser Jacques dans la mort. Notre union  était donc à la merci de…

Kafka sur le rivage

(…) je retourne dans la chambre, j’allume la stéréo et mets Kafka sur le rivage sur la platine. J’abaisse l’aiguille sur le disque, et j’écoute la chanson, tout en lisant les paroles sur la pochette. Tu es assis au bord du monde, et moi dans un cratère éteint. Debout dans l’ombre de la porte, il…