L’histoire …

“…Toute idéalisation appauvrit l’existence. L’embellir, c’est lui enlever son caractère de complexité… c’est la détruire. Laisse cela aux moralistes mon petit. L’histoire est faite par les hommes, mais ils ne la font pas dans leur tête. Les idées qui naissent dans leur conscience ne jouent qu’un rôle insignifiant dans la marche des événements. L’histoire est…

l’aïkido du coeur libre

Face aux pièges à néant aux grandes schizophrénies mortifères qui dévastent l’esprit même de la planète je me voue inlassablement à l’aïkido du coeur libre d’être toujours plus libre tel un guerrier des bienveillances radicales libre de tout donner pour ces instants où la sève déborde s’enfièvre davantage fermente en turbulescences dernier souffle premier souffle…

Chaque jour

Réjouis-toi des sens innombrables, qu’alimentent en toi les événements, chaque jour tu connais de nouveaux commencements, sans  cesse de nouvelles mélodies cherchent à mêler dans tes cordes le commun à l’acquis, qui ne te semblait plus t’appartenir en propre. Le monde te sera donné plus intérieurement quand il ne pourra plus se détacher de toi,…

Vivaldi -recomposed- by Max Richter

Antonio Vivaldi Les 4 Saisons recomposed by  Max Richter Album  Deutsche Grammophon. 2014 * Sayaka Shoji & Polish Chamber Orchestra Folle journée de Nantes. 2016 / Arte Concert + documentaire & l’interprétation « officielle », avec Daniel Hope et l’orchestre de musique de chambre de Berlin: Si cette re-composition de Vivaldi est autrement dynamique, il l’a mené en…

Soir dérivant

Vergers tremblants, ruchers d’une obscure lumière : c’est l’heure où s’abandonne à la limpidité la terre transparente ; et plus loin que le soir, d’étranges soirs dérivent, on dirait, mais sans joie … (…) Philippe Jaccottet Requiem Fata Morgana. 1991

à la chair même des choses

… Néant de jour Néant de nuit une attirance douce à la chair même des choses m’éclabousse … Aimé Césaire Les armes miraculeuses Gallimard. 1970 . Portrait: Henri Guédon. 1989

Un autre corps

A Lisbonne l’océan a des relents d’absinthe Et les navires à quai ont amené les voiles, Le vent chevauche dans le sang des fureurs presque saintes. On attend, on se perd, et on se perd vraiment A voir passer les heures au bureau de tabac Dans l’oubli décidé d’un vers de Pessoa Si longtemps gratifié…