Pour ainsi dire…

Dans la brousse de l’âme
Sur les pistes du cœur,
Dans la forêt des sens
Plus obscure que l’autre
Dans sa bruyante et clandestine
Multitude sauvage
A travers les images
Qui prennent l’air du rien
Quand il vente très haut
Dans le ciel du grand vide,
Prends ton sac, droit dans le dos,
Marche et rêve au pas vif
De qui n’est kamais las
D’aller où ne vont plus
Que quelques chers fantômes
Nous leur devons la vie
Nous doivent-ils leur mort
La parole s’éteint
Aurythme des relais
On se passe un témoin
Qui détient le secret
Au dernier homme de l’ouvrir
Quand plus personne devant lui
Pour délivrer le lourd message
Dont nous bégayons entre nous
Les aveuglantes évidences.
Les grecs en suçaient les deux bouts

George Perros
J’habite près de mon silence
Ed. Finitude. 2006

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