Nos enfants n’ont pas l’intention de
Leurs jours sont comptés, les lucioles
Les tuer quand ils entourent
Les corps mous, la musique
Légère adoucit les traits
Comme un solvant doux
Adoucit l’acrylique, qui jaunit avec le temps
La vieille habitude de la conscience
Après une tempête la lumière
J’ai fini par me sentir à l’aise d’attribuer
Des traits, l’orme de Camperdown
Parce qu’il a été célébré dans un poème
Ils ont mis une barrière autour
L’ont entouré, comme un ami
Est entouré, le verre chauffé le long
Des méridiens de son corps, lente
Libération d’énergie, elle est dans
Une agonie supportable la plupart du temps
Je place une luciole dans chaque coupe
Je les place dans les branches de
Et lui demande de veiller sur elle
L’orme greffé, son sort pleureur
Même si la lumière est froide
Les ailes abîmées, en coupe
Sa flamme, dit la petite
Le vernis de surface s’est dissous
Elle veut savoir s’il produit du miel
Qui brille dans le noir, sa lente
Pulsation, les intervalles
Plus courts quand les nuits sont chaudes, il ne
Te tuera pas, l’erreur pathétique
Mon erreur d’août, pour que l’automne
Pour que septembre ait un défaut
Dans son verre, là où il sraccroche, est
Légèrement abîmé et libéré
Ben Lerner
Les lumières
Christian Bourgeois éditeur. 2026









