Il dirait …

Ta tristesse, exprimé tu as Ta douleur, tu dépassas Toute haine, tu refuseras Maintenant 11 jours après le début de la dernière vague d’attentats à Paris, alors que la peur continue de s’immiscer en nous et essaye d’y faire son travail, elle tente de pénétrer les pores de notre société, quelles que soient les mesures…

Troublés

C’est déjà l’hiver, encore l’horreur Mais en hauteur, en notre intérieur Rien ne peut nous atteindre  > Music: LOSCIL –Catalina Paris, 18 novembre 2015 Texte: Sébastien Manya Photographie: Bastien Mathiau, avec Vanessa Brouillet Massif du Queyras (05). Col Agniel, Frontière italienne.

Mon’automne

Phase avancée Au lever du jour, ce sont: De tristes restes d’automne, Une ambiance monochrome . La mainmise du marron Ici des branches vidées Des arbres et bosquets mornes Là des feuilles égarées

Dans une forêt

Je voudrais me glisser dans une forêt où les plantes se refermeraient et s’étreindraient derrière nous, forêt nombre de fois centenaire, mais elle reste à semer. René Char Lettera amorosa 1952

Mère Méditerranée

Quand je regarde la mer, je suis débordé par la joie de participer à ce qui apparaît immédiatement comme une essence incomparable, un principe immanent. Ma matrie est la Méditerranée, tandis que ma patrie est venue à moi à travers l’école, à Paris, en France. Edgar Morin Le bon plaisir / France Culture

Photo : pré-texte

Au plus haut – Assort de nuances marrons Finis les rouges et les jaunes Seuls les boulots et peupliers trembles Les verts qui restent passeront l’hiver Les marescents et persistants Texte, photo : Sébastien Manya

L’être humain féminin

Un jour, la jeune fille sera là, la femme sera là dont le nom ne sera plus seulement l’opposé du masculin, mais quelque chose en soi, quelque chose qui ne fera penser ni à un complément ni à une limite, mais seulement à la vie et à l’existence -: l’être humain féminin. Ce progrès transformera…

Qui vivra verra

La Rose et le Réséda Celui qui croyait au ciel Celui qui n’y croyait pas Tous deux adoraient la belle Prisonnière des soldats Lequel montait à l’échelle Et lequel guettait en bas Celui qui croyait au ciel Celui qui n’y croyait pas Qu’importe comment s’appelle Cette clarté sur leur pas Que l’un fut de la…

C’est arrivé…

Le château de cartes est tombé. Le système va dégringoler, et la musique s’arrêter. Immanquablement, Ce qui est arrivé recommencera -très vite, et tellement plus gravement.           Cette secousse sera la dernière           pour notre glorieux capitalisme                    …

Guetteurs

>> Steve Reich, Music for 18 musicians Sortis de terre, pierres et mer, imposants de gravité; c’est vers un précieux équilibre que ces silhouettes s’érigent. Grimpant sur leur propre monture, leur emboîtement se triangule en quelques mouvements dansés: le point de bascule est trouvé. De l’alchimie funambule Au bord du vide, l’effondrement, sculptures impossibles – en suspens. Elles sont l’incertitude…