La montagne de printemps déborde d’instants parfaits.
Jouons jusqu’à la nuit dans l’oubli du retour !
Je puise de l’eau – la lune à mes mains se love ;
Je taquine les fleurs – leurs senteurs m’inondent.
La joie efface le proche et le lointain.
Comment partir, prisonnier des parfums ?
Au Sud, quand la cloche frémit,
Les terrasses glissent dans le bleu subtil.
YU LEANG-CHE
(seconde moitié du VIIIe siècle)
La montagne vide
Anthologie de la poésie chinoise
IIIe -XIe siècle
Traduite et présentée par P.Carre et Z.Bianu
Spiritualités vivantes
Albin Michel.1987









