La marche, la blancheur

L’engouement de nos sociétés pour la marche témoigne de cette volonté de s’arracher aux routines de la vie personnelle pour quelques heures ou davantage et devenir anonyme sur les chemins, sans plus avoir de contraintes d’identité. Le marcheur est libre de ses mouvements , de son rythme, il ne doit plus rien à personne, et…

Espoir

Ce n’est plus le désespoir aujourd’hui qui est source de poésie, mais bien le refus de désespérer, alors que tout nous y invite et que cela devient même une tentation de facilité.   Georges Haldas Le nomade immobile Carnets 2000. L’Etat de poésie Ed L’Age d’homme. 2006

L’urgence de ralentir

« Course suicidaire et inconsciente », selon Edgar Morin, l’accélération financière et technologique, déconnectée du rythme de l’homme, mène notre système à l’épuisement et vers des catastrophes tout à la fois écologiques, économiques et sociales… Aux quatre coins de la planète des citoyens refusent de se soumettre aux diktats de l’urgence et de l’immédiateté, pour redonner sens…

Tableaux aériens

http://www.jeremielenoir.com Né en 1983, Jérémie Lenoir est diplômé de l’École Polytechnique de l’Université de Tours et de l’Ecole Supérieure d’Art et de Design d’Orléans. Visant une approche anthropologique plutôt qu’une représentation objective d’une «vérité» du paysage, mes photographies proposent un voyage singulier et sensible dans ce que Marc Augé nommait les « non lieux ». Tout autant influencé…

Brut et beau

Friche Belle de Mai. Novembre 2015 Dans l’escalier / entre les expos étagées / sur deux bouts de mur Brut et beau Parcequ’il existe ici, et pour ne pas que l’art urbain, ne (re)devienne (que) clandestin

Le silence des pantoufles

 » Pire que le bruit de bottes, le silence des pantoufles «  Parmi les posts et phrases de comptoir qui poussent autour des résultats électoraux les plus troublants, et ce le plus ouvertement aujourd’hui avec les réseaux sociaux, celle-ci a fait du chemin. Reformulée par le suisse allemand Max Frisch à la fin des années 50,…

Chômage

Je traverse la ville dont je n’attends plus rien Au milieu d’êtres humains toujours renouvelés Je le connais par coeur, ce métro aérien; Il s’écoule des jours sans que je puisse parler. Oh! ces après-midi, revenant du chômage Repensant au loyer, méditation morose On a beau ne pas vivre, on prend quand  même de l’âge…