» Pire que le bruit de bottes, le silence des pantoufles «
Parmi les posts et phrases de comptoir qui poussent autour des résultats électoraux les plus troublants, et ce le plus ouvertement aujourd’hui avec les réseaux sociaux, celle-ci a fait du chemin.
Reformulée par le suisse allemand Max Frisch à la fin des années 50, à partir d’un texte de son compatriote Martin NIEMÖLLER (1892-1984, pasteur résistant au nazisme, rescapé des camps de concentration. ), on retrouve cette citation sur un grand nombre de sites et de blogs d’extrême droite racistes, des sites sionistes, ou encore celui islamisant de Tariq Ramadan. De manière plus respectacle, ces derniers jours c’est Edwy Plennel qui la reprenait dans Mediapart.Sans vouloir ici donner de leçon, gardons-en sa portée essentielle, son fond citoyen, avant d’aller user au mieux de notre liberté d’expression, et de notre droit de vote Dimanche. Pour beaucoup d’entre-nous ce vote se fera par défaut, à contre-coeur, mais il doit se faire. Avec peut-être en fond cette phrase pour consolation. En attendant une nouvelle forme de république…
voir aussi: au coin du comptoir