L’herbe des nuits

J’avais l’impression d’être dans un rêve. Cela m’arrivait souvent à cette époque, surtout quand la nuit était tombée. La fatigue ? Ou bien cet étrange sentiment de déjà-vu qui vous envahit lui aussi à cause du manque de sommeil ?

Alors, tout se brouille dans votre esprit, le passé, le présent, le futur, par un phénomène de surimpression. Et aujourd’hui encore, la rue Cuvier me semble détachée de Paris, dans une ville de Province inconnue, et j’ai peine à croire que cet homme qui marchait à côté de moi ait vraiment existé.

Patrick Modiano
L’herbe des nuits
Gallimard. 2012

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