Ce n’est peut-être pas rien ce geste
mains ouvertes au bord de l’eau
Enfants, nous ramassions des coquillages
Adultes, nous ramasons des plastiques
Tout ceux que la mer recrache
les rouges, les bleus, les délavés
Chaque jour, sur chaque bord
apparaissent, comme d’un gisement inépuisable
batons de sucettes, cotons-tiges
mégots, gobelets
saces et sacs sacs platique
lambeaux infinis, indéchiffrables
tuyaux, fils, bords et bouts
filets défaits
Une joie minime 0 ramasser
à pouvoir
rendre à la calanque son souffle
laisser la mer onduler au vent
et sa roche blanche s’assombrir
juste au contact de l’eau.
Effacer toute trace humaineµ
pour quelques heures au moins.
Ramona Bàdescu
Les mains ouvertes
Frioul Frioul
Ed. Le port a jauni.2026









