Rue des boutiques obscures

carreverbereLe Paris où nous marchions tous les deux en ce temps-là était aussi estival et irréel que le complet phosphorescent de ce Scouffi. Nous flottions dans un bruit qu’embaumaient les troènes lorsque nous passions devant les grilles du parc Monceau. Très peu de voitures. Des feux rouges et des feux verts s’allumaient doucement pour rien et leurs signaux aux couleurs alternées étaient aussi doux et réguliers qu’un balancement de palmes.

Patrick Modiano – Rue des boutiques obscures
Gallimard. 1978

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