Horizon

Un soir clair et vaste comme l’ennui,
quand pointe sa lance l’été torride,
mille ombres en théories, dressées dessus la plaine,
reflétaient le fantôme d’un de mes songes graves.

La gloire du couchant était un miroir pourpre,
cristal de flammes qui au morne infini
jetait ma rêverie qui pesait sur la plaine…
Et j’entendis le claquement sonore de mes pas
répercuter au loin dans le couchant sanglant,
et plus loin encore, le chant joyeux d‘une aube pure.

Antonio Machado
XVII Horizon
Solitudes, Galeries et autres poèmes.1899-1907
Poésie/ Gallimard

 

 

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