Elle est la plus pure, dans sa tranquille
terreur – quand les soirs désormais profonds
tremblent aux derniers bruissements, poétiques
de simple vie – la rencontre des gouttières
urbaines avec l’obscurité du ciel,
Et les murs pâlis, lels pates-bandes
infécondes, les maigres corniches, dans le mystère
du cosmos qui les imbibe, familier
et gai fondent la lueur. Mais ce soir
une soudaine averse sur les fantaisies
ignares du passant s’abat, et gèle
son élan pour les chauds, chers
murs désacralisés…
Pier Paolo Pasolini
Les cendres de Gramsci
Trad Jean-Paul Manganaro
Ypfilon editeur. 20024 (1957)


