Espèces d’espaces
Georges Perec Espèces d’espaces Galilée.1974
Georges Perec Espèces d’espaces Galilée.1974
(…) Les flots de la rivière La croissance du ciel Le vent la feuille et l’aile Le regard la parole Et le fait que je t’aime Tout est en mouvement. . Paul Eluard Le Phenix. 1951
Avant pardon, cette chaise est libre, avant la couleur de tes yeux, avant puis-je vous offrir un verre, avant je m’appelle Rico, et moi Dita, avant la légère pression d’une main sur une épaule, c’est passé entre nous comme une porte entrebâillée pendant le sommeil Amos Oz Seule la mer 1999. Gallimard 2002
Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant D’une femme inconnue, et que j’aime, et qui m’aime Et qui n’est, chaque fois, ni tout à fait la même Ni tout à fait une autre, et m’aime et me comprend. Car elle me comprend, et mon cœur, transparent Pour elle seule, hélas ! cesse d’être un…
extracéleste avançant parmi tous tes doubles parmi tous tes possibles pour essayer tous les masques vivre toutes les vies ne plus venir de quelque part pour enfin ne jamais vieillir par-delà les étoiles noires les héros n’en finissent pas de ressusciter Zéno Bianu BOWIE PHENIX Bleu Fauve Le Castor astral. 2018
… gloire, gloire à tout ce qui vit sur la terre ! On en perd le souffle ! Et puis il y a moi. Je passe doucement, énorme, malhabile. O, comme je suis somptueux, vêtu de la plus rayonnante de mes âmes innombrables ! Je dépasse tous ces gens qui me saluent avec un air…
#4 Amis ! Cohorte de frères Vous, dont un geste délivre Des offenses terrestres, Forêt, tu es mon Elysée ! Dans le tumulte des amitiés, Buveur d’âmes j’achèverai, Un jour sans boire, ma vie, En votre silencieuse confrérie. Ah ! Quitter le vacarme public Entrer dans le feu du sacrifice : Paix des fourrés, douceur…
On s’enivre, à tes côtés, herbes et millet noir, mon aimée. Te voir rend fou, te le roi Phalal, toi, ma souffrance, mon aimée. Tu offres grâce, là où tu vas, toi, douceurs du festin, mon aimée. Tu es toujours savoureuse, les douceurs périssables, mon aimée. Tes paroles, tantôt sont incandescentes, tantôt exquises, Tantôt, jument…
(…) Nul ne sera maître du monde, Mieux faire fêtes, donner festins. Homme ! Toi, descendant d’Adam, Que maudite soit ta promesse. De ces plaisanteries, – lassé, Ma patience s’est épuisée. Amis devinrent ennemis, De ces ennemis, las je suis. (…) SAYAT-NOVA Poète du XVIII° siècle Odes arméniennes Las je suis L’Harmattan. 2006
Quand vous êtes descendue Inconnue Sur le quai A travers la vitre vous m’avez regardé Et souri Car sans m’en rendre compte je vous souriais ALORS Mon cœur cogne et se meurtrit contre les vertèbres rien qu’au souvenir ALORS Un dixième de seconde la porte du wagon resta encore ouverte Un dixième de…