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paysage urbain ne nourrit pas le regard le corps encore moins Manuel Daull Haïku(s) hors saison Dernier télégramme. 2017
paysage urbain ne nourrit pas le regard le corps encore moins Manuel Daull Haïku(s) hors saison Dernier télégramme. 2017
Et la tristesse roule lente et monotone Si ce n’était toi comme floraison de lilas Dans le toujours printemps de ton âme Bien que ce dernier mot signifie peu A travers le lacis de mon cerveau Une musique étrange joue discordante Ses arpèges déstructurés un souffle léger J’ignore où ceci me mènera J’écoute les phrases…
Là bas Nous choisirons Notre éternité Nous partagerons le miel avec les tribus initiales Dans le flux es fleuves Nous chercherons l’égalité Pour l’égalité Nous dresserons les tentes Les paupières de soufre Femmes d’impacts qui ramènent l’axe A notre horizon Là bas Où s’élaborent Nos fleurs figées de larmes Nous aurons musc et ambre Ainsi…
Le poème nous émeut. L’émotion, cette force vive. Celle qui, au sens étymologique du terme, nous met en mouvement. Nous l’accueillons. Nous la réfléchissons. Dans le silence que génèrent les mots du poème, quelque chose a lieu. Au plus profond de nous. De ces plongées nos vies sortent changées. Comment penser qu’un mot peut changer…
(…) Nous sommes parfaits de nos imperfections. Nous devons garder espoir ; nous devons rester patients – car lorsqu’ils déterreront le jour présent ils nous trouverons nous : les nouveaux anciens. Tu vois, tout ce que nous avons ici c’est tout ce que nous avons toujours eu. Nous avons la jalousie et la tendresse, les…
Autour de nous, d’innombrables choses fluctuantes. Par exemple : le temps et le prix des biens et là, d’innombrables choses autour de nous, résistent en vérité et ne changent jamais d’opinion quelle que soit la tristesse du temps et les changements de la vie dont par exemple : la censure et la presse de mon…
toujours en retard d’une journée sur la guerre le kiosque à journaux pénurie d’essence cloué chez moi on regarde passer les nuages Nouvel An de guerre après le feu d’artifice on compte les morts temps de pénurie ; avec l’eau des pâtes le parquet lavé la boulangerie ; entre murs et sacs de sable file…
Du fond des temps nous comprenons malgré toutes nos danses, toutes nos défenses que la vie va faire mal et que face à son destin chacun se retrouvera seul et muet . Nancy Huston Terrestres sur les peintures de Guy Oberson Actes Sud / Lemeac 2014
et puis il y a cela : ineffable inattendue imméritée, soudain pénètre en nous se mêle à nous nous transporte et nous élève la beauté du monde Nancy Huston Terrestres sur les peintures de Guy Oberson Actes Sud / Lemeac 2014
Je prononce ton nom Au cœur des nuits obscures, Lorsque viennent les astres Boire l’eau de la lune Et que dorment les feuilles Des secrètes ramures. Je me sens tout sonore De passion, de musique, Folle horloge qui chante Les heures de jadis. Je prononce ton nom En cette nuit obscure Et je…