Beyrouth

toujours en retard
d’une journée sur la guerre
le kiosque à journaux

pénurie d’essence
cloué chez moi on regarde
passer les nuages

Nouvel An de guerre
après le feu d’artifice
on compte les morts

temps de pénurie ;
avec l’eau des pâtes
le parquet lavé

la boulangerie ;
entre murs et sacs de sable
file de clients

panne de courant ;
Beyrouth plonge dans le noir
sous la Voie Lactée

Salim Bellen
Beyrouth, 1975- 1991
L’ÉCHELLE BRISÉE
2007.Association Française de Haïku. épuisé

re-edittion
Ed unicité.2015

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