monde étranger

Il s’inscrivit donc à Paris IV  en licence de philosophie, seule discipline où il ait rencontré un certain succès, et se résigna à prendre chaque matin le métro vers les bâtiments hideux de la Porte de Clignancourt. Sa certitude d’être provisoirement reclus dans un monde étranger qui n’existait qu’entre parenthèses ne l’aida pas à se…

Arbre en octobre

Pendant que je t’aimais dans les hauts de la ville Un frêne, tendre et dur, creusait ses reins au vent Arqué contre la nuit de tempête et d’argile. Fondant fief et le sol face au ciel dérivant. Ma joie, d’un même élan, redécouvrait sa force Je te ployais avant que d’être ainsi ployé Et pendant…

Au point-repos du monde qui tournoie

Au point-repos du monde qui tourne. Ni chair ni privation de chair ; Ni venant de, ni allant vers ; au point-repos, là est la danse ; Mais ni arrêt ni mouvement. Ne l’appelez pas fixité. Passé et futur s’y marient. Non pas mouvement de ou vers, Non pas ascension ni déclin. N’était le point,…

Ce populisme liquide

… en train de nous dire que la V° République et les autres régimes démocratiques européens vont s’effondrer comme la république de Weimar dans l’Allemagne des années 1930 ? Non, ce ne sera pas un effondrement. Il me paraît improbable que nous assistions à des prises de pouvoir soudaines, et à la mise en place…

A bord au jour le jour

Au jour le jour, depuis l’Aquarius … Tout le détail des échanges avec les garde-cotes libyens, leur centre de coordination… Comment SOS MEDITERRANEE fait tout son possible pour que les sauvetages aient lieu, pour notre dignité, notre humanité, et dans le cadre des lois maritimes internationales … En résultats, en chiffres En messages explicites onboard-aquarius.org…

Prendre le risque de la dépendance

L’amour, ici j’ose risquer le mot, avec appréhension certes, est un art de la dépendance. Il suppose donc que l’on s’y risque. Admettre sa défaite, son attente insensée, son désespoir devant le brusque refus de l’autre, se laisser dévaster par une douleur qui nous semble-t-il alors ne prendra jamais fin. Cet acquiescement à la dépendance…

C’est l’absurde

Un jour vient pourtant et l’homme constate ou dit qu’il a trente ans. Il affirme ainsi sa jeunesse. Mais du même coup, il se situe par rapport au temps. Il y prend sa place. Il reconnaît qu’il est à un certain moment d’une courbe qu’il confesse devoir parcourir. Il appartient au temps et, à cette…