Fireflies
Voletant ça et là des lucioles ou des âmes vivantes ? . Sonoko Nakamura
Voletant ça et là des lucioles ou des âmes vivantes ? . Sonoko Nakamura
Le haïku est un poème certes court, deux temps, trois mouvements, mais surtout profond. Poignée de mots esquissant, et fleurant la surface des choses, il donne à sentir, à sonder l’indicible profondeur, à goûter la subtile saveur de l’expérience humaine, saisie dans l’éternité de l’instant présent. Un impromptu (petite pièce composée sur-le-champ sans préparation) improvisé…
Arrêt arrêt Jour immobilisateur . Plus d’apports, plus de prises . L’œil ne va pas voir L’oreille n’écoute plus . n’acquérant plus n’entassant plus, ne rangeant plus, ne s’emparant plus . ne recevant plus d’arrivages . indiscontinué ne dérivant pas . Suspendue, l’arrivée des informations l’être ne quitte plus le fond . Le varié, le divers,…
Éternellement flottante et sensible, l’activité des nuages . Jack Kerouac Jack Kerouac vers 1956• Crédits : Tom Palumbo
Ne pas attendre que les vents nous emportent se tenir la main et ressentir le souffle que l’autre nous apporte . Patrick Simon Editions du Tanka francophone. 2015
La courbe de tes yeux fait le tour de mon cœur, Un rond de danse et de douceur, Auréole du temps, berceau nocturne et sûr, Et si je ne sais plus tout ce que j’ai vécu C’est que tes yeux ne m’ont pas toujours vu. Feuilles de jour et mousse de rosée, Roseaux du vent,…
Pollution record ce soir – la nuit tombe sur la race humaine . d’après Ozawa Minoru remix by Seb DeuZero
L’air était carnaval, saisissement pur. J’ai ouvert la porte grillagée et je suis sortie. J’ai senti l’herbe crépiter sous mes pieds. Je sentais la vie -un charbon ardent jeté sur un cœur de foin. Je me suis couvert la tête. Je me serais volontiers couvert les bras, le visage. Sans bouger j’ai regardé les enfants…
Ou bien est-ce l’angoisse qui m’étreint, l’angoisse profonde des trop grandes villes, où tu m’as enfoncé jusqu’au cou ? Ah, si seulement un homme pouvait dire toute leur inanité et toute leur horreur, aussitôt tu te lèverais, première tempête du monde, et les chasserais devant toi comme de la poussière… … Car les grandes villes,…
L’esprit d’un enfant est pareil à un baiser sur le front – ouvert et désintéressé. Il virevolte comme virevolte la ballerine au sommet d’un gâteau d’anniversaire avec ses étages de glaçage toxique et sucré. L’enfant, dérouté par l’ordinaire, entre sans effort dans l’étrange, jusqu’à ce que la nudité l’effraie, le confonde; là il cherche une certaine…