Bleu et quoi d’autre

Les oiseaux non  pas les albatros aux “ailes de géant” les pétrels dont les noms chanteurs vibrant solitaires dans des ciels purs mais les pigeons qui se rengorgent les pinsons mendiants les moineaux sur le sable des squares parmi les enfants qui titubent et les femmes au regard distant rêveuses et toujours impatientes Et non…

C’est bien vrai

Ah, qu’il me coûte de peine à t’aimer comme je t’aime ! Amoureux, l’air me fait mal, mon cœur et mon chapeau même. Qui donc voudra m’acheter ce galon tressé de soie cette tristesse de fil blanc à faire des mouchoirs ? Ah, qu’il me coûte de peine à t’aimer comme je t’aime ! Frederico…

Eparpillement

Lorsque tu es entrée Mes regards sont devenus un papillon           voltigeant dans l’atmosphère de la salle Jusqu’à qu’il se pose sur cette rose           embellissant ta chevelure Et quand tu as ôté la rose pour l’offrir à tout autre que moi A cet instant S’est éparpillé…

downtown

paysage urbain ne nourrit pas le regard le corps encore moins   Manuel Daull Haïku(s) hors saison Dernier télégramme. 2017

Avec le feu

     Le tourbillon Silvia dévala les escaliers et traversa la place. Elle échangea un mot avec ces deux garçons et ils se mirent en route. Elle se tenait entre eux, accrochée à leurs bras.      « Retourne-toi, suppliai-je. Retourne-toi sinon je rentre à Gênes et je ne chercherai plus jamais à te revoir. »  …

Floraison

Et la tristesse roule lente et monotone Si ce n’était toi comme floraison de lilas Dans le toujours printemps de ton âme Bien que ce dernier mot signifie peu A travers le lacis de mon cerveau Une musique étrange joue discordante Ses arpèges déstructurés un souffle léger J’ignore où ceci me mènera J’écoute les phrases…