Un monde toujours plus inégalitaire

Les inégalités ont atteint un niveau sans équivalent, selon le dernier rapport d’Oxfam : 82 % des richesses créées l’an dernier dans le monde ont été captées par 1 % des plus riches. Loin d’être des créateurs, ces milliardaires sont d’abord des héritiers, ou des personnes en situation de captation des rentes monopolitisques à leur profit. Avec la…

A bon port

Heureux celui qui arrive à bon port, Qui laisse derrière lui les mers et les tempêtes, Dont les rêves sont morts ou jamais ne sont nés, Et qui s’assied, qui boit, à l’auberge de Brême, Près de l’âtre, et il se sent en paix. Heureux celui comme le sable des estuaires, Qui a posé le…

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C’était sa dernière année au lycée, la dernière année qu’il passait à Montclair, New Jersey, la dernière année qu’il vivait sous le même toît que ses parents, la dernière année de la première partie de sa vie et maintenant qu’il se retrouvait seul, Ferguson portait sur son vieux monde familier un nouveau regard plus focalisé…

En vers

Dans toutes les civilisations, même celles qui sont encore dépourvues d’écriture, nombre de personnes, obscures ou illustres, éprouvent le besoin de s’exprimer en vers, et y satisfont : elles sécrètent ainsi une manière poétique qui s’adresse à elles-mêmes, à leur prochain ou à l’univers, matière vigoureuse ou exsangue, éternelle ou éphémère. Sans aucun doute, la…

Souvenirs dormants

Nous sommes entrés dans le Jardin des Plantes et nous avons suivi une allé jusqu’à la ménagerie. Le petit garçon nous distançait en courant, puis il faisait demi-tour et revenait vers nous. Il imaginait qu’il devait échapper à des poursuivants i,visibles et, par moments, il se cachait derrière la tronc d’un arbre. Je lui ai…

Départ

Capitaine il est temps Levons l’ancre Déjà l’aurore est sur la ville Et la lune pâlit comme les souvenirs Où l’on va ? Je ne sais Mais les marins sont prêts Le vent est aux agrès L’inconnu nous accueille Par qui on redevient les enfants qu’on était Georges Haldas Poésie complète Vingt poèmes à la…

Refuge

Certains jours, nous avions de la visite. Pas plus de deux ou trois personnes à la fois que nous guettions d’en haut avec nos jumelles. André les appelait “les éphémères”. Davide les accueillait sur le seuil, leur servait une assiette de polenta avec de la tomme et un verre de vin, les accompagnait à l’étage…