Splendeur mêlée

 » Tu es sous le couvert des bois L’heure est la même, et le lieu – Ici les feuilles nouvelles chatoient Et sur le lac, à tes pieds, là-bas Les rides étincellent –  » La brise chante comme au ciel d’été La brise d’été doit chanter Rochers et arbres, comme tours et tentes, S’élèvent en…

L’éveil d’une ville

Vers dix heures du matin, seul un ténu et mauvais bleuissement du ciel dénonçait la brume qui avait été. Les traits de la ville renaissaient peu à peu tandis que glissait le masque dont elle s’était voilée. Comme s’ouvre une fenêtre, on vit se lever le jour déjà levé. On sentit un léger changement dans…

Rûmî

Lève-toi, ô jour Que les atomes entrent dans la danse ! Afin que de joie Sans pieds ni tête, les âmes entrent dans la danse Celui pour l’amour de qui Danse le firmament Je te dirai à l’oreille Où est le lieu de sa danse . Mohammad Jalâl al-dîn Rûmî, poète perse (1207-1273) Q.LAR, n°702

L’éloge du rien

Une déflation documentaire grandiose Pas tout à fait en prose Dans laquelle le Rien Cherche a défendre sa cause . « L’éloge du rien », Film écrit, monté, realisé et produit Par Boris Mitic, un Franco-Serbe. 2017 Conté par Iggy pop, et Denis Lavant Avec les musiques de Pascal Comelade, Tiger lillies + Hang massive, Anouar Brahem Replay sur…

Rêvé de toi

Depuis que je t’ai vue, ébloui par l’éclair, Mon œil s’est voilé d’un mirage ; Je regarde sans voir, ou je ne vois dans l’air Flotter qu’une forme, ta douce image ;   Le jour, tout éveillé, je songe ; et, dans la nuit, Comme un feu follet qui se lève, Cette image, la tienne,…

Danse le Mia, en mode zoukouss

A l’époque, simple gardien de la paix, il justifiait (auprès de sa coulie concubine) ses absences nocturnes par des histoires de plan Orsec expérimental, et hantait les viviers féminins de zoucs, bals, et d’autres coulés-sirop. Cette nuit-là, il avait choisi La Bananeraie, paillote en vogue, où musiquait l’orchestre italien de Nemours Jean-Baptiste. Après un décollage…

Le dépouillement saisonnier

Longtemps, nous avons appris les cavernes Des sens et les politesses du temps Au sein de nébuleuses intervallaires ; L’automne flatte la beauté des feuilles Mortes. L’épure rythme leur danse ; Accordé à la pluie, le cœur absout Le dépouillement saisonnier   NIMROD Passage à l’infini « Soir d’automne » Obsidiane.1999

Essénine

1 Les nuées – tels des lacs, La lune – une oie rousse. Elle danse au regard, Déhanchée, la Rous’, La verte forêt tressaille Et bouillonne la source. Bonjour moujik, bonjour Nouvel Otchar ! Les eaux sont d’un bleu ciel – Ta paix et ta lumière, En ce monde il n’est pas De liberté funeste.…

Les herbes sauvages

… dans les nuits qui tombent plus vite qu’une gifle dans les aubes qui se lèvent en couleurs, plus flamboyantes que les plumes d’un oiseau merveilleux, dans les palais du bout du monde, dans les caresses qui chuchotent, dans les souffles qui grondent, ma fièvre, mon amour, garde-moi encore un peu   Cécile Coulon Les…

La Nature des Choses

… Inquiétude clandestine les étoiles sont dispersées sans ordre poignées de graine petites ou grosses éparpillées par une main négligente … Le mouvement est une nécessité du monde sans quoi il ne serait qu’un machin inutile un tel plan ne peut jamais être accompli … Blanches traînées de vapeurs jetées sans direction dans l’espace entre…