Ses sourcils de papillon

La belle soulève le rideau de perles s’assoit, cachée, fronçant ses sourcils de papillon Se voit seulement la trace humide des larmes On ne sait pour qui son cœur s’attriste   Li Po L’exilé du ciel.VIII° siècle Sentiment de rancune 2004. Le serpent à plumes

Quatrains T’ang

Souvent on regrette l’impuissance de la parole Devant la profondeur de nos pensées. Ce jour-là, on se regarde face à face, Comment s’exprimer les mille plis de notre cœur ?   LIEOU YU-SI (772-842) En regardant l’anneau du sabre Quatrains T’ang –Chant de palais Ed Héros-Limite. (1942) /2013 Trad française de LO TA-KANG  

Chemin de montagne

A l’extrémité des nuages blancs A l’infini s’étire un sentier Le printemps longe un long ruisseau bleu De temps à autre des pétales tombent à l’eau Leur parfum se répand au lointain Une porte s’ouvre sur le chemin de montagne Un pavillon de lecture s’isole derrière des rangs de saules Des points lumineux se faufilent…

Gravé au coeur du vrai

… Sans loi pas de faute Sans coeur pas de vie . Que les pouvoirs aillent jusqu’aux limites de la destruction les limites suivront la noyade des pouvoirs … L’attachement fait perdre la mesure l’intention fourre dans le règlement . Le lâcher-prise est la nature propre l’essence ne part ni ne reste . Suivez votre…

Le jour où la révolution culturelle a pris fin

La première gelée de l’automne cette année-là vient d’arriver dans l’obscurité de l’aube, nous nous réunissons sous le vieux camphrier à l’entrée du village- nous les écoliers de tout le village – pour donner à l’alternance des autorités à Pékin une explication naïve; un drapeau rouge nous guide dans l’air frais de l’aube comme des…

sans envers ni endroit

Clarté de l’eau, pure et si limpide vue jusqu’au fond, naturellement Sans aucun trouble dans le coeur dix-mille situations ne peuvent détourner Si le coeur n’entreprend plus, en vain pour l’éternité il ne change plus Si l’on peut comprendre Cela c’est la Connaissance sans envers ni endroit   Han Shan (VII° siècle) LES YEUX DU…

Soutra du Diamant

Eloge du Soutra du Diamant*: rêves Ayant longtemps dormi dans le seuil de l’obscur, L’esprit partait en rêves, toujours vers d’autres rêves, Tandis que ma personne demeurait sans bouger, Mille vues dans le vide pour moi se déployaient. Dans l’automne trompeur apparaissent des lois, En fait n’est là personne, soudain voici quelqu’un. Très loin au…

Le miroir

Nous voyons des images qui reflètent le néant, Nous regardons des corps qui ne sont que du vide. C’est cueillir la lune au fond de l’eau, C’est attraper le vent au bout des nuages. C’est saisir l’invisible, C’est chercher l’inatteignable. Les existences suivent leurs destinées, Elles ne sont que les rêves qui parcourent le sommeil…

l’art de la sieste

Yuan Mei (1716-1797) L’art de la sieste et autres plaisirs de l’été Ed Moundarren poèmes traduits du chinois et présentés par Hervé Collet et Cheng Wing fun calligraphie de Cheng Wing fun